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TOUJOURS EN AVANT : UNE HISTOIRE DES MARINES DE L'UEE




TOUJOURS EN AVANT : UNE HISTOIRE DES MARINES DE L'UEE

PAR : MARCUS ESTES, LT. COL (RET.)

EXTRAIT DE ALWAYS FORWARD RÉIMPRIMÉ AVEC PERMISSION.

COPYRIGHT MERITUS PRESS.



CHAPITRE 3 : OPÉRATION OBERON

Avec la récente tendance de défaites militaires, le Haut-Commandement savait que l'UEE perdait la seconde guerre Tévarine. Les guérilleros de Corath'Thal s’étaient avérés trop agiles et insaisissables pour la lourde machine de guerre militaire, et ont forcé les civils à payer le prix le plus lourd.

Désireux de renverser la vapeur, les responsables de la Navy ont rencontré les fabricants d'engins spatiaux et leur ont proposé des contrats lucratifs pour une technologie capable de surmonter les boucliers phalanx Tevarin. L'UEE a placé des milliers de nouveaux capteurs de proximité dans les systèmes à haut risque pour tenter de suivre les forces tévarines itinérantes et, à l'instar de Bremen, collabora avec le Sénat pour légiférer sur la création de milices locales pour patrouiller et protéger leurs systèmes. Alors que l'armée et la Navy s'efforçaient de contrer la stratégie des Tevarins, elles avaient au moins un objectif clair. Pendant ce temps, les Marines s'efforçaient de définir leur rôle dans la guerre. Leurs difficultés, cependant, ne se situaient pas exclusivement chez l'ennemi.

L'Armée, toujours sous le coup du retrait des Marines de leur structure de commandement des décennies plus tôt, soutenait qu'ils étaient les meilleurs pour combattre les Tevarins à terre, en faisant référence à plusieurs reprises à leur victoire à Koren Pass comme preuve. Ainsi, le Haut Commandement a transmis à l'Armée les engagements et opérations terrestres à exécuter.

Pendant ce temps, la Navy refusait de fournir de nouveaux chasseurs à la petite flotte de Marines, prétendant que leurs pilotes de combat en avaient besoin, et affectait souvent de vieux vaisseaux désuets pour emmener les Marines au combat. Même le nombre de Marines s'avérait difficile à combler. L'Armée et la Navy comprirent qu'une force marines ascendante drainerait leurs ressources et leurs talents, et elles combattirent donc avec acharnement le droit aux Marines de recruter des soldats de haut niveau dans leurs rangs. Les deux branches travaillèrent à contrecœur avec les Marines mais restèrent déterminées à prouver qu'elles étaient les principaux défenseurs de l'Empire.

Ce conflit sur le rôle des Marines atteignit son paroxysme à la mi-avril 2605 lorsque des rapports d'Oberon décrivirent une attaque sur Uriel qui ne semblait pas être une de leur opération typique de hit and run. Une force tévarine avait capturé une zone de débarquement importante près d'une raffinerie de carburant quantique. Jusque-là, les Tévarins avaient renoncé à établir des bases terrestres afin de garder leurs forces mobiles.

Les responsables militaires craignaient que cela signifie que les Tévarins étaient entrés dans la phase suivante de leur stratégie de guerre, une phase qui les verrait prendre des terres à l'Humanité et utiliser l'infrastructure existante pour établir des points de ravitaillement. Un tel point dans Oberon pourrait être utilisé pour faciliter les attaques contre Vega et les producteurs principaux de vivres situés à Bremen. Pire encore la possibilité que les Tévarins se faufilent à travers Bremen pour atterrir dans la ligne Perry. Les stratèges militaires considéraient une alliance entre Tevarin et Xi'an comme un scénario de " fin du monde humain " qui devait être évité à tout prix.




Pourtant, lorsque le général des marines Russ Adachi présenta au commandement de la flotte conjointe un plan d'attaque de la base Tevarin sur Uriel, les dirigeants de l'armée et de la Navy se sont opposés à l'opération. Oberon n'avait pas été revendiqué et ils estimaient que les ressources limitées pour la guerre ne devraient être déployées que pour défendre les systèmes de l'UEE.

De plus, ils estimaient que l'occupation était une feinte évidente, destinée à attirer les forces de l'UEE. Soumettant la proposition au Haut Commandement, le Général Adachi a souligné l'importance stratégique de refuser au Tevarin un refuge sûr près de l'espace de l'UEE et de protéger l'Humanité contre des attaques sur de multiples fronts. Il craignait que le fait d'ignorer Oberon ne fasse qu'encourager les Tévarins à prendre plus de systèmes.

Lorsque le Haut Commandement donna priorité à l'élimination de la base Tevarin, l'Armée et la Navy firent valoir que leur force combinée serait plus efficace que les Marines seuls. Les simulations de l'attaque proposée montraient qu'un engagement à grande échelle des forces de l'Armée et de la Navy entraînerait des pertes considérables et la destruction d'un nombre important de vaisseaux. Pire encore, la mobilisation de forces pour l'assaut laisserait d'autres régions de l'Empire vulnérables à une contre-attaque. Le Haut Commandement analysa soigneusement les données recueillies et décida d'une frappe chirurgicale, ouvrant la voie aux Marines pour montrer aux Tévarins à qui ils avaient à faire.

Les Marines étaient prêts à relever le défi. Les forces spéciales du 1er Bataillon de combat des Marines s'entraînaient depuis des semaines lorsque la nouvelle est tombée que le Haut Commandement avait autorisé l'opération Oberon. En préparation, ils se sont entraînés à un style de combat avancé qui pourrait neutraliser le tristement célèbre savoir-faire de corps à corps des soldats d'élite Tévarins, et ont utilisé des schémas et des scanners pour construire une réplique des warrens de la zone de débarquement sur Corin. Maintenant un départ officiel, ils ont inlassablement préparé l'assaut avant de monter à bord d'un transport secret de la Navy vers Oberon.

Les Marines savaient qu'ils seraient dépassés en nombre et en armement, donc ils devaient se rendre sur la planète sans alerter les Tévarins.

Cela impliquait d'attendre des jours que les conditions météorologiques fournissent une couverture suffisante pour le déploiement de " Clous " afin de livrer rapidement et secrètement les troupes sur la planète. Les Marines ont passé plusieurs jours anxieux à attendre à bord d'un vaisseau à Vega jusqu'à ce qu'ils apprennent au milieu de la nuit que les conditions étaient bonnes. Leur transport s'est mis en route pour Oberon, évitant prudemment les patrouilles Tévarines qui se déplacaient autour de la planète.

Dans les premières heures du 24 juin 2605, les commandos de la Marine ont atterri sur Uriel près d'une enceinte de maintenance déclassée qui donnait accès aux tunnels souterrains reliés à la raffinerie de combustible quantique. Les Marines croyaient que l'élimination de l'importance stratégique de l'installation pousserait les Tévarins à abandonner la zone d'atterrissage, alors ils ont avancé vers la salle de contrôle de la raffinerie avec l'intention de la détruire.

La première étape de la mission s'est déroulée comme prévu. Les Marines évitèrent soigneusement l'engagement jusqu'à ce qu'ils entrent dans la salle de contrôle et tuent tous les Tévarins présents. Alors qu'ils posaient les explosifs, un contingent de soldats tévarins a engagé les Marines. Le combat qui s’est ensuivit et le nombre toujours croissant de troupes tévarines empêchèrent les Marines de placer les dernières charges.

Ne voyant aucune alternative, ils ont eu recours à une stratégie de démolition improvisée alors qu'ils fuyaient.

Les Marines ont couru à travers les tunnels jusqu'à leur point d'exfiltration secondaire, en supposant que leur point d'entrée initial avait été compromis. Ils parvinrent à atteindre la planète et apprirent que des vaisseaux tévarins avaient engagé leur vaisseau de sauvetage. Ils étaient maintenant bloqués là bas.

Remplis d'incertitudes quant au succès de leur mission et incertains de pouvoir quitter Uriel, les Marines se sont enfuis à travers les montagnes enneigées entourant la zone d'atterrissage. Ainsi commença un voyage épique et souvent incroyable à travers un terrain accidenté avec des forces tévarines mieux équipées à leurs trousses.

Lorsque les analystes militaires ont été informés de la situation, ils ont estimé les chances de survie à 3,8 %. Mais comme l'a dit le général Adachi : "Ils n'ont jamais rencontré mes Marines."

À raison. Malgré les aléas, cet incroyable voyage à travers les montagnes d'Uriel allait devenir légendaire et inspirer des générations de jeunes soldats à s'engager. Pourtant, la vérité derrière ce qui s'est réellement passé est encore plus incroyable que ce que les histoires vous laissent croire.


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